L’Hypnothérapie

DEFINITION :

 

L’hypnothérapie est l’utilisation de l’hypnose pour faire de la thérapie, c’est-à-dire l’introduction de changements durables dans l’esprit du patient, changements qui vont dans la direction des objectifs définis par le patient en début de thérapie. Ces objectifs peuvent d’ailleurs varier en cours de thérapie, une fois que certaines difficultés ont été dépassées, le patient peut se rendre compte qu’il désire maintenant autre chose.

Elle fait uniquement appel à des moyens de l’inconscient afin de traiter les troubles psychiques ou somatiques.

 

FREQUENCE :

 

1 fois par semaine est un rythme parfait afin de constater des avancées. 5 à 15 séances sont nécessaires selon la problématique du patient.

  • Cela n’empêche pas le patient de revenir de temps en temps quand il juge que cela peut lui être bénéfique. En effet, les changements importants peuvent mettre des mois, voire des années avant d’être vraiment ancrés. Si entre temps un évènement extérieur venait à perturber le patient au point de le tenter de revenir à l’état antérieur, il serait judicieux pour le patient qu’il vienne voir le thérapeute pour consolider son état et lui permettre de passer l’épreuve avec succès. Il arrive parfois que des patients reviennent une ou 2 fois, six mois ou un an après la fin de leur thérapie pour des séances complémentaires.

LES CAS D’ECHEC :

 

Les cas d’échec existent bien sûr. L’hypnothérapie n’est pas une recette miracle. Une hypnothérapie suppose une motivation profonde du patient. Un patient qui vient parce que c’est son épouse qui l’a poussé à venir a très peu de chance de réussir bien que cela soit néanmoins possible. Les principaux cas d’échec sont les suivants :

 

  • Abandonner avant de réussir. Solution : persévérer et demander à travailler la confiance en soi.
  • Mauvaise entente avec le thérapeute. Solution : changer de thérapeute.
  • Peur de son inconscient. Solution : s’informer sur ce qu’est réellement l’inconscient.
  • Peur de l’hypnose. Solution : s’informer sur ce qu’est réellement l’hypnose.
  • Attente irréaliste. Solution : s’informer sur ce qu’est réellement l’hypnothérapie.
  • Refus inconscient de la thérapie. Solution : pas de solution ! Même Erickson reconnaît qu’on ne peut rien faire.

La plupart des échecs peuvent être évités en échangeant avec le thérapeute des difficultés rencontrées pendant la thérapie. Une thérapie se fait à deux, la participation active du patient est indispensable.

« Sans la coopération complète du patient, les résultats thérapeutiques peuvent être retardés, déformés, limités ou même empêchés. »

Milton Erickson, fondateur de l’hypnose eriksonienne.

 

 

Le thérapeute est un peu comme un entraineur sportif, il donne des conseils, guide le patient, lui fait faire des exercices pour développer les ressources qui lui manquent, pour supprimer les blocages, mais c’est le patient lui-même qui agit. Le thérapeute est là pour aider le patient à développer ses capacités et à dépasser ses limitations. Tout le mérite du résultat revient au patient. D’ailleurs, c’est toujours le sportif qui reçoit les médailles, jamais l’entraineur….

 

VISÉE THÉRAPEUTIQUE :

 

Hypnose humaniste : Le soutien psychologique dans les maladies lourdes, type cancer, aux origines souvent existentielles (en complément du traitement médical), les problèmes d’ordre physique à répétition et de cause inexpliquée (céphalée, mal de dos, mycoses, cystite et autres somatisations), les effets du patriarcat (femmes qui se sous-estiment, qui n’ont pas de goût à la vie, qui restent en arrière-plan, derrière leur mari, qui souffrent de non-reconnaissance, etc.), les problèmes d’identité (y compris d’ordre sexuel), les femmes trop « solaires » (coupées de leur féminin) et les hommes trop « lunaires » (coupés de leur masculin), mal-être existentiel, tristesse ou sentiment d’impuissance chronique, sensation d’être dissocié, coupé du corps, de ses émotions et sentiments, excès d’esprit d’analyse, loyautés familiales, rancœur, deuil, être (ou se croire) toujours victime, prisonnier d’une situation, critiqué ou jugé par les autres, timidité, agressivité, colères, hyperactivité, besoin de multiplier les relations affectives sans lendemain, peur de l’abandon, tendances suicidaires, dialogue intérieur négatif dévalorisant, rabaissant, impossibilité de construire un couple ou de maintenir un couple, problèmes de couple, infertilité psychologique, échecs personnels ou professionnels à répétition, sensation d’être transparent, inintéressant, trop grande naïveté, crédulité, pessimisme, sentiment d’injustice, sentiment d’infériorité, dépression endogène, besoin de trouver sa voie, manque de créativité, perte du goût de la vie, excès d’attente par rapport aux autres, besoin excessif d’attirer l’attention, etc.

Hypnose eriksonienne : Addictions ( jeux, drogue, sexe, alcool, réseaux sociaux, jeux vidéo, etc…) Phobies de toutes sortes, traumatismes : accident, décès, divorces… dépression exogène, anxiété, crises de panique, stress et mal-être, migraines, insomnies, cauchemars, troubles obsessionnels et du comportement, paralysie, cécité, surdité, aphonie, amnésie, dysphagie, tics, hoquet, bégaiement, préparation préopératoire, accouchement sans douleur, dentisterie, analgésie, anesthésie et suites postopératoires ; lutte contre la douleur : chronique, examens médicaux pénibles, cancer, grand brûlé… soutien durant le traitement du cancer, du sida et autres graves maladies, ichtyose, hémophilie, herpès génital ou labial, leucémie, diabète, vaginisme, frigidité, anorgasmie, dysménorrhée et aménorrhée, impuissance, éjaculation précoce, infertilité, énurésie, coprorésie, rétention urinaire, pollakiurie, excès de poids, onychophagie, boulimie, anorexie, toxicomanie, tabagisme, alcoolisme, maladies de la peau : névrodermite, psoriasis, prurit, verrues, acné, zona, eczéma, urticaire, calvitie… allergies ponctuelles ou chroniques, asthme, hypertension artérielle, problèmes de vue, troubles gastro-intestinaux, problèmes de croissance (taille, seins),syncopes, maladie de Raynaud, hyperhydrose, personnalité fractionnée, procrastination, hypocondrie, manque de confiance en soi, entraînement à la concentration, à la performance : sport, études, examens, réorientation professionnelle ou personnelle, prise de décision importante, dilemme, etc.

 

CONTRE INDICATIONS :

 

Seules les personnes diagnostiquées par la psychiatrie « paranoïaques », « psychopathes » ou « pervers » représentent des indications « discutables » (Godin) – mais pas « impossible » (si vous êtes suivi par un psychiatre). Je ne peux prendre en charge, sans accompagnement en parallèle par un psychiatre, de personnes présentant des troubles dissociatifs (personnalité borderline, limite, pervers, psychopathe, etc.).

DUREE D’UNE SEANCE :

 

1h00